Téo Gualino : »Comme tout basketteur, je rêve de NBA, d’Euroleague mais je …. »

Téo Gualino, jeune basketteur est parti aux USA à Napa Valley College en Junior College Division 1 en Californie afin d’avoir un maximum de compétences techniques dans le basket, un sport où il espère un jour jouer au plus haut niveau. Malgré le fait qu’il soit le seul non américain de sa catégorie, Téo a été très bien intégré à son équipe ainsi qu’à son établissement et trouve que la mentalité américaine est complètement différente de celle de la France. Interview avec Téo Gualino

Salut Téo, présentes toi, qui es-tu, que fais-tu ?

« Je m’appelle Téo Gualino, je suis né le 23/12/1994, je suis un gros travailleur qui essaie de donner le maximum pour réaliser ses rêves. »

Avant de parler de tes rêves, parles-nous de ton parcours ?

« J’ai commencé à l’âge de 14 ans à la Garenne-Colombes par un ami qui m’a proposé ça car a l’époque j’étais très grand pour mon âge et j’ai fait toutes mes années là-bas où j’ai pu apprendre énormément et me développer grâce à de très bons coachs, spécialement Romain Bernabé qui m’a laissé beaucoup de liberté et qui m’a coaché le plus longtemps mais j’en oublierais aucun. Après avoir obtenu ma licence STAPS APAS (condition de mes parents qui avaient peur pour moi en cas de blessure) j’ai été contacté par un coach d’une prépa school en Arizona et à la fin de ma saison là-bas, j’ai suscité l’intérêt d’une Junior Collège en Californie (Napa Valley College) où j’effectue actuellement ma première année. »

Aujourd’hui, où en es-tu concrètement ?

« Aujourd’hui comme je le disais, je poursuis mon aventure américaine à Napa Valley College dans la ville de Napa, région à la base connue pour sa nature et ses vignes. Je joue en Junior Collège donc qui sont des universités de deux ans et qui permettent d’obtenir souvent des diplômes en deux ans pour les américains n’ayant pas trop les moyens et voulant entrer rapidement dans la vie active tout en voulant être diplômé, ça peut-être aussi pour les étrangers ou américains ayant eu des soucis scolaires ou bien d’autres qui servent de tremplins pour atteindre la NAIA mais en plus grandes parties la NCAA qui nous fait tous rêver afin d’y faire les deux dernières années. »

Pour quelles raisons es-tu parti là-bas ?

« Je suis clairement parti là-bas pour le côté basket, ça ne fera peut-être pas trop plaisir à mes parents de lire cela mais c’est clairement la raison principale de ma venue ici, on sait tous ce que représente le basket dans ce pays donc c’est une excellente opportunité pour moi de progresser et d’avancer dans mes projets. Après je passe aussi un diplôme spécialisé dans la préparation physique car ce domaine m’intéresse grandement également. Pour tout ce qui est de prepschool, tu n’as pas spécialement besoin d’être recruté, tu peux tout simplement payer et y aller mais si tu n’as pas le niveau, tu ne joueras pas. Pour les universités c’est totalement différent,  il existe différentes bourses (académiques et athlétiques) et donc me concernant Napa Valley recherchait un shooteur et un défenseur polyvalent et sont donc venues me contacter, ils étaient aussi satisfait de mon parcours scolaire, ils m’ont alors proposé de venir faire mes deux premières années là-bas. Après, j’ai du passer quelques tests pour prouver mon niveau en maths et en anglais ainsi que les TOEFL. »

Comment ça se passe actuellement, comment t’es-tu adapté ?

« Alors une fois lancé dans le grand bain et étant le seul non américain, je m’y suis mis rapidement et c’est devenu de plus en plus fluide, de plus les américains sont vraiment sympathiques et contrairement à nous, ils ne se moquent pas, au contraire, ils essaient au maximum de comprendre les choses et de t’aider donc ce fût simple. Je pense que je me suis très bien adapté étant le seul non américain et de plus français, je suis un peu comme la « mascotte » mais dans le bon sens, pas dans le sens ridicule. Du à cela, il me posait beaucoup de question sur comment se passe la vie en France ou en Europe car aux USA ils sont très centrés sur eux mêmes mais loin d’être stupides et très curieux sur le fait de découvrir d’autres choses. De plus, mon caractère d’être travailleur s’adapte bien avec leur mentalité. La seule différence c’est qu’eux sont plutôt extravertie alors que moi plutôt intraverti mais ça ne nous empêche pas de réellement nous apprécier, j’ai pu me faire à la prepschool et même maintenant avoir de très bons amis et coéquipiers. »

c’est clairement le jour et la nuit entre la France et les USA.

Sur le plan basket, quelles sont les différences avec les méthodes françaises ?

« Même si en France, je n’ai joué qu’en département j’ai eu l’occasion de voir des entraînements espoirs ou même nationale, c’est clairement le jour et la nuit entre la France et les USA. Même moi qui m’infligeait une dose de travail importante à savoir 4, 5 séances de musculations par semaine avec 4 entraînements par semaine avec mon club ainsi que workout de mon côté à la hoops factory le week end oo tous les jours pendant mes vacances d’été, je me suis rendu compte du contraire arrivé là-bas, j’ai pris une claque dans le bon sens à tous les niveaux. Aux USA, on joue sur un rythme très élevé donc forcément, ça me demande beaucoup physiquement, c’est vraiment la grande différence avec la France. Personnellement dans mon école, une semaine type c’est : 8h-9h musculation, 9h30-12h15 cours, 13h-15h entraînement (qui déborde facilement jusqu’à 15h30,16h), puis une heure d’étude du lundi au vendredi  avant de shooter de 16h a 17h30 le dimanche. Avant et après la saison, c’est 2h de musculation et 2 à 3h de basket. Passons maintenant aux choses qui m’ont surprises, au niveau tactique où l’on peut penser les américains inférieurs, ce n’est pas du tout le cas, nous avons par exemple 6 ou 7 systèmes différents avec plusieurs déclinaisons pour chaque, ce qui fait une vingtaine de schéma à retenir. Et enfin la mentalité américaine, tout le monde se donne vraiment à 100% si ce n’est plus, chacun s’encourage et se pousse mutuellement, ils arrivent à concilier un travail sérieux et la concurrence dans une ambiance très saine et agréable. Après pour partir aux USA, il faut vraiment aimer le basket parce que là-bas tu vies, tu dors, tu penses, tu manges basket. Ce que j’ai beaucoup apprécié aussi c’est que l’autorité du coach n’est jamais remise en cause même le jour où il nous a fait faire environ une cinquantaine de suicide dans l’entrainement, personne ne s’est plaint. »

Quel est ton rôle dans l’équipe ?

« Je joue à Napa Valley College en Junior College Division 1 en Californie. Cette année est un peu spéciale car je suis à Redshirt, pour expliquer rapidement je fais tous les entraînements, les échauffements , les déplacements avec eux mais je ne joue pas les matchs pour ne pas apparaître sur les feuilles de matchs et ne pas perdre d’années d’éligibilité . Aux USA, tu as quatre ans d’éligibilité en université et comme j’ai pu l’expliquer en Junior College c’est deux ans puis après pour les deux dernières années c’est NCAA pour les plus chanceux, NAIA pour les moyennement chanceux, et fin de parcours pour les moins chanceux, donc ces deux années sont très importantes et sont à exploiter au mieux. Sachant que dans mon équipe, nous disposons de 10 sophomores (2éme année) sur 12 joueurs, le rôle qui m’allait être demandé c’est Redshirt garbage time c’est en gros, jouer quand le match est déjà plier, quand j’ai de la chance donc j’ai préféré ne pas jouer cette année et attendre l’année prochaine pour avoir un réel rôle. Cette année me permet plutôt de me développer et d’acquérir vraiment ce dont j’ai besoin pour être prêt pour faire une bonne année parce que j’avais certaines lacunes et j’espère que je serais prêt pour ce qu’ils appellent ailier shooteur ou Shooting Guard. »

Quelle est ton ambition Téo ?

« Mon ambition est peut-être élevée mais elle est claire, je veux jouer au basket-ball à haut niveau. Après comme tout basketteur je rêve de NBA (pas de draft c’est trop tard), d’Euroleague mais j’ai les pieds sur terre et je sais que je devrais gravir les échelons petit à petit pour essayer d’atteindre le Graal. Je termine mes années Juco en Mai 2019 et donc d’ici là, je serais où trouver une NCAA (D1 très difficile mais D2 serait possible) ou entrer en Europe et si possible en France. Ce que je recherche en France premièrement serait soit une Nationale 2 soit Nationale 3 qui possède aussi une Nationale 1 où  je pourrais saisir ma chance et pouvoir faire la passerelle entre les 2. Je ne joue vraiment pas au basket dans le but d’avoir beaucoup d’argent même si c’est toujours agréable mais c’est vraiment par passion et par plaisir, le fait d’affronter des équipes vraiment fortes me fera progresser. Apres dans l’idéal, j’aimerais une équipe qui me permettrait de m’entraîner énormément afin que je puisse continuer à me développer et même  pourquoi pas trouver un arrangement soit un travail flexible par rapport a mes diplômes soit être payé ou aider même si ce n’est pas beaucoup, juste pour me permettre de pouvoir m’entraîner tous les jours. Je ne me fixe aucune limite dans mon ambition car je ne me fixe aucune limite lorsque je m’entraîne et je reste conscient du long et difficile chemin à parcourir. Comme j’aime dire : Ne vous dites pas que le ciel est la limite alors qu’il y a des traces de pas sur la Lune »

Pour finir, j’aimerais faire une dédicace à toute ma famille, à C, à tous mes coachs, coéquipiers qui m’ont aidé à arriver jusque là puis à mes amis qui travaillent dans l’ombre avec moi à chaques vacances, je sais qu’ils se reconnaîtront. »

Propos recueillis par Mallory Boutet, responsable de 5by5.fr

À propos Mallory

Passionné par le sport et la communication sportive, Mallory est depuis 2014 responsable du site 5by5.fr. N'hésitez-pas à le contacter pour une demande d'interview ou pour toutes autres demandes par rapport à 5by5 !

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