Lucas Diquélou : “Le rêve ultime serait d’arbitrer les Jeux Olympiques…”

Et si son rêve devenait réalité ? Lucas Diquélou, 18 ans, aimerait un jour arbitrer les Jeux Olympiques ! Après avoir commencé le basket étant petit, ce jeune arbitre a découvert le monde de l’arbitrage par hasard, au collège à l’Unss. Et depuis, il ne cesse de progresser dans ce domaine ! Quel est son parcours et son objectif, nous avons eu le plaisir de l’interviewer. Interview inédite 5by5.fr

Salut Lucas, Présentes-toi en quelques mots ?

“Bonjour, je m’appelle Lucas Diquélou, j’ai 18 ans. J’ai eu mon Bac Pro Commerce avec mention assez bien et actuellement je suis sans école. Je voulais m’orienter sur STAPS mais au vu du nombre de demandes et le nombre que nous étions à demander cette filière, je n’ai pas été chanceux au tirage au sort. Je vais donc faire un service civique dans mon club au Stade de Vanves (avec l’entente Seine-Ouest Basketball) et j’espère aussi passer un Diplôme d’État. En amont de tout ça, je vais passer mon BAFA et mon permis de conduire.”

Quel est ton parcours dans le basket ?

“J’ai commencé le basket très tôt en tant que joueur quand j’étais tout petit. Mon père était président du Stade Multisport de Montrouge et ma mère entraînait là-bas. Elle était mon entraîneur pendant une année. Ensuite j’ai arrêté pour me lancer dans d’autres sports comme le football ou la natation. Je suis revenu dans le basket un peu plus tard quand j’avais 12 ans. J’ai repris à Montrouge et je suis ensuite parti dans mon club actuel, le Stade de Vanves. J’ai joué en département et en région avec Montrouge et en département avec le Stade de Vanves.”

Comment es-tu arrivé dans l’arbitrage ?

“Je suis arrivé dans l’arbitrage un peu par hasard. J’étais au collège, à l’UNSS, et pour aller plus loin dans la compétition au niveau académique, il fallait que nous fournissions des arbitres. Bien évidemment, personne ne c’était porté volontaire … Alors du coup nous avons fait un « pierre, feuille, ciseaux », et j’ai perdu. J’ai donc appris les règles et mon professeur de sport, M.DEVAUX, à animer une petite formation concernant l’arbitrage. J’y ai pris goût et j’ai commencé une formation dans mon club de Montrouge avec Édouard CARLOS. Je l’ai suivi pendant un an mais je n’ai pas passé le concours d’arbitre départemental car je n’étais pas motivé. L’année d’après, j’ai poursuivi la formation mais à Bourg-la-Reine avec mon autre formateur, Manuel FRANCIUS. Cette fois, j’ai passé le concours et j’ai eu mon diplôme.J’entame actuellement ma 4ème saison d’arbitrage. Les deux premières saisons, j’étais arbitre départemental. Durant ma deuxième saison, j’ai pu faire plusieurs stages, comme un tournoi Inter-Comité. Avec ces stages, je suis passé arbitre régional. J’ai effectué un tournoi à Arcueil qui m’a permis ensuite de siffler sur un tournoi International : la LionsCup. L’année dernière, j’ai fait un stage de Zone à Saint-Quentin avec Eddie VIATOR et Thomas BISSUEL ; des arbitres internationaux. Ce stage pouvait nous faire rentrer dans les filières potentielles pour devenir arbitre Haut Niveau plus rapidement. Nous étions 10 et il y avait 3 places. Je n’ai pas été retenu mais ce stage a été très enrichissant pour moi. J’y retourne cette année avec la détermination de réussir car ce n’est pas donné à tout le monde de tenter sa chance deux fois en deux ans !

Aujourd’hui, où en es-tu ?

“Aujourd’hui, je suis arbitre Jeune Potentiel Régional. Je peux arbitrer des matchs de PNM, de la NF3 et des jeunes.
Bien souvent, j’arbitre un match de sénior le samedi soir et un match de U20M le dimanche matin.”

“Je pense que mon niveau d’arbitrage n’est pas mauvais mais…”

Que penses-tu de ton niveau ?

“Je pense que mon niveau d’arbitrage n’est pas mauvais mais il faut que j’améliore pleins de choses. Il faut surtout que je prenne en maturité et en expérience et que j’arrête de me mettre en tête que je suis jeune. L’âge ne doit pas se voir ; plusieurs formateurs me l’ont répété. Il faut que j’améliore aussi mon jugement sur certains points, ma connaissance basket et pleins de petits détails que je n’ai pas encore et qu’un bon arbitre a !”

Quels sont tes plus beaux souvenirs ?

“Au niveau de mes souvenirs, j’ai été gâté. J’arbitre depuis que 4 saisons et j’ai pu faire des choses qu’un arbitre met
beaucoup plus de temps à faire ou ne fait même peut-être pas. J’ai beaucoup de chance. Parmi ces souvenirs, j’ai eu la chance de siffler sur le Quai54. J’étais au milieu d’arbitres que je regarde habituellement devant ma télévision pour certains ! D’autres sont des arbitres que j’ai eus en tant que formateur ! C’était vraiment une très belle expérience. J’ai appris beaucoup sur la communication, l’anglais est très important. Arbitrer de grands joueurs et être au milieu des plus grands arbitres, que demander de plus ? J’ai aussi fait un évènement Adidas qui étaient vraiment intéressant. Que ce soit au Quai54 ou sur l’événement Adidas, j’ai vraiment appris à gérer mes coups de sifflet et à ne pas siffler à tout vas : le spectacle et l’évidence avant tout. Ça m’a beaucoup aidé sur mes matchs après, même si ce n’est pas tout à fait la même chose.J’ai aussi un beau souvenir, c’est les Championnats de France UNSS à Saint-Raphaël. C’était vraiment une belle expérience car j’ai commencé l’arbitrage à l’UNSS et il y avait vraiment une belle ambiance. Merci encore à Christophe POUZET de m’avoir permis de le faire !”

As-tu des objectifs ?

“Mon objectif dans l’arbitrage, c’est d’atteindre le plus haut niveau. Je veux être arbitre international et arbitrer au plus haut niveau ! Le rêve ultime serait d’arbitrer les Jeux Olympiques. A moi de m’en donner les moyens.”

 

Quelles sont les personnes que tu aimerais remercier aujourd’hui ?

“Je voudrais remercier Willy Babin et Mazen, mes coachs qui m’ont appris le basket. Je voudrais aussi remercier Théo Mellini qui est mon acolyte, on se tient toujours au courant de ce qu’il se passe, comment gérer des situations un peu bizarres, on discute tout le temps basket et il m’apporte vraiment énormément de choses. On gère une école d’arbitrage ensemble avec Gaoussou Kouyate, on coach une équipe ensemble, je suis sûr qu’il ira loin dans le monde du basket. Merci à mon père qui m’amène sur des matchs de basket et à Mathilde Oumoussa, ma copine, qui me soutient tout le temps.Et puis je voudrais aussi remercier la Ligue Ile de France de basket pour tout ce qu’ils m’apportent. Merci aussi à tous mes formateurs que je n’ai pas cité mais qui ne cessent de m’apporter des choses. Je n’oublie pas ma soeur Cléïs qui elle aussi m’encourage beaucoup.”

Propos recueillis par 5by5.fr (Mallory Boutet), le 17/10/2017

À propos Mallory

Passionné par le sport et la communication sportive, Mallory est depuis 2014 responsable du site 5by5.fr. N'hésitez-pas à le contacter pour une demande d'interview ou pour toutes autres demandes par rapport à 5by5 !

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