Courtier en assurance, conseiller régional en Nouvelle-Aquitaine, et depuis quelques semaines, nouveau président du Stade Poitevin Omnisports, Ronan Nedelec, est un homme actif, heureux avec plusieurs « casquettes », qui est fiers de pouvoir aider les clubs du Stade poitevin à évoluer. Après avoir été joueur de football à Poitiers, dirigeant au sein de Poitiers Volley, puis dirigeant au sein de Poitiers Hockey, celui qui s’épanoui dans sa vie, nous a consacré une interview où il revient sur son parcours, félicite Odile Chauvet, et évoque ses missions et projets en tant que président du Stade Poitevin Omnisports. Interview 5by5.
Bonjour Ronan, tu viens d’être élu depuis quelques semaines, le nouveau président du Stade Poitevin Omnisports. Bravo à toi ! Quel est ton sentiment, ta réaction ?

« Bonjour à tout le monde et merci à toi ! C’est un honneur et une sacrée charge de travail quand même, un honneur, parce que succéder à Odile Chauvet, ce n’est pas rien, c’est quelque chose, c’est une grande dame du sport poitevin, une grande dame du tennis, une grande dame tout court, tout court, c’est ce que j’ai dit le vendredi soir lors de sa soirée de gala. C’est donc un honneur, mais je suis conscient de la tâche qui m’attend, parce qu’Odile a fait énormément de choses pendant 25 ans à la tête de l’Omnisport. Elle a connu plein de belles choses. Je sais que c’est une tâche qui n’est pas facile parce que des fois, malheureusement, les clubs doivent faire face à des difficultés, et c’est le rôle du Stade Poitevin omnisports de prendre le relais, donc oui très heureux d’avoir été élu et reconnu par mes paires, mais conscient de la tâche qui m’attend. »
Parlons de ton parcours en quelques mots ?
» Je suis professionnellement courtier en assurance et puis j’ai donc effectivement d’autres activités, d’autres casquettes, comme on dit puisque je suis, depuis 2021 conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine et je suis investi dans le sport depuis très très très longtemps. Depuis, j’ai l’âge de 4 ans, 5 ans en tant que pratiquant, puis en tant qu’entraîneur, en tant que dirigeant sur Poitiers, j’ai été joueur de football au Stade Poitevin, puis entraîneur, j’ai été dirigeant aussi au Stade Poitevin Volley-ball puis dirigeant par la suite pour le club de Hockey. Aujourd’hui, je suis donc aujourd’hui président du Stade poitevin Omnisports. »
Ronan, ça fait aujourd’hui plusieurs semaines que tu es le nouveau président du Stade Poitevin. Quel bilan-tu fais ? Où en es-tu avec les clubs ?
« Ça fait tôt. Élu depuis plusieurs semaines, j’ai quand même déjà commencé à rencontrer certains clubs. J’ai quand même déjà participé à quelques assemblées générales. D’ailleurs, dès le lendemain, dès le samedi matin, le 16 novembre, j’avais l’assemblée générale d’un club phare de l’omnisport, c’était l’assemblée générale du volley. Et puis quelques jours après, j’avais l’assemblée générale d’une section plus petite, mais tout aussi agréable à aller rencontrer, la boule lyonnaise. Donc voilà, j’ai déjà rencontré quelques clubs et puis ça va continuer et ça va se faire au fil de l’eau. Et puis, par contre, je ne serai pas le seul à aller à la rencontre des clubs parce que je tiens, c’est absolument que les membres du bureau, à commencer par les vice-présidentes et les vice-présidents, s’impliquent également et soient présents auprès des clubs. Vice-président, ce n’est pas simplement un titre, c’est aussi un rôle, et c’est ce que je leur ai expliqué, et c’est aussi une reconnaissance pour eux parce que ce n’est pas toujours au président d’être sous les projecteurs. »
« …C’est un joueur qui est fantastique, c’est un joueur qui est plein de surprises, qui va sortir des gestes comme tout grand sportif… »
Tu parles de ton assemblée générale avec Poitiers Volley, on va évidemment évoqué Earwin qui va partir fin décembre, début janvier en Turquie. Un mot sur Earvin en général ?

« Alors moi je me rappelle très bien d’Earvin, du temps où il jouait à Tours contre Poitiers, lorsque nous avons battu Tours pour le titre de champion de France en 2011, moi j’étais très content de sa venue à Poitiers, très content déjà pour le volley-ball français, on peut voir que partout où il passe, que ça fait salle comble. Earwin Ngapeth, dans le volley-ball mondial, ça reste une référence. C’est un joueur qui est fantastique, c’est un joueur qui est plein de surprises, qui va sortir des gestes comme tout grand sportif quand on est leader dans sa discipline. Les Platinis, Zidane, dans le foot était capable de sortir un geste technique dont c’est ça qui faisait la différence, et Earwin c’est pareil. Très heureux de ce qu’il a fait, très content qu’il soit venu à Poitiers, parce que pour Poitiers ça a donné un gros coup de projecteur. Maintenant, on s’attendait à ce qu’il malheureusement ne puisse rester toute la saison, on ne peut pas rivaliser avec les clubs étrangers en termes de finance et des salaires proposés. Donc moi, je souhaite qu’il réussisse avec Fenerbahçe, qu’il réussisse à être champion d’Europe, c’est le seul titre qui lui manque. Et puis que dans un an et demi, il revienne à Poitiers pour continuer ce qu’il a commencé un petit peu à semer avec François Garreau et toute son équipe. »
« C’est le cœur lourd que je vous annonce que je ne poursuivrai pas l’aventure avec l’Alterna SPVB, avait écrit le réceptionneur-attaquant de 33 ans sur son compte Instagram en annonçant son départ. J’ai sincèrement vécu une parenthèse d’intensité exceptionnelle à la maison, à Poitiers, dans mon club et ma ville de cœur. » Son futur club n’avait, alors, pas encore été confirmé.
Lors de cette assemblée générale, Ronan, on a beaucoup entendu ton discours de fierté sur Odile. Pour toi, j’imagine que tu es content de travailler avec Odile, en tant que nouveau président ?
« Moi, ça a été un plaisir de travailler avec Odile pendant toutes ces années, notamment sur le dernier mandat, sur les quatre dernières années.
Mais je sais que Odile est toujours là, alors non pas au comité directeur du Stade Poitvin, mais elle garde des fonctions et ça va être un relais très très important, notamment auprès de la Fédération française des clubs omnisports, la FFCO, puisque depuis maintenant quelques années, le stade Poitevin Omnisports est adhérent de la FFCO. Odile a été brillamment réélu il y a une quinzaine de jours au comité directeur de la FFCO lors de l’Assemblée Générale du 15, un des deux co-présidents était présent de l’FFCO, le vendredi soir pour la soirée de gala, l’autre co-présidente était également présente, ce qui montre que la FFCO compte sur le stade Poitevin pour jouer un rôle important dans cette instance nationale et donc moi pour revenir à ta question, j’étais très content de travailler avec Odile, très content de pouvoir continuer à travailler avec Odile parce que ça va être le cas, et c’est vrai que humainement, Odile est une personne pour qui j’ai un grand respect, et pour qui j’ai énormément de reconaissance comme de d’autres personnes, elle a toujours été importante oui. »

Quel va être ton objectif principal avec les clubs sportifs du Stade Poitevin ?
« Déjà, il n’y aura aucune rupture, ça c’est une chose, aucun rupture de ce qui se faisait auparavant, ça sera une transition, il y a des choses que l’on va essayer de faire, à commencer par la communication, ça va être la priorité, faire connaître le Stade Poitevin Omnisport auprès des acteurs sportifs du département, mais aussi tous les pictaviens, les poitevins et les néo-aquitains, et ensuite indiquer aux 24 clubs que nous devons être fédérateur, en portant des projets communs, il n’y a pas de raisons que les clubs ne partagent pas les mêmes idées, je parlais lors de l’assemblée générale, d’un travail que l’on avait commencé à faire avec le rugby auquel on associe le tennis et sûrement le hockey, au Stade Rébeilleau. Un projet sympathique dans lequel viendra sûrement peut-être la ville de Poitiers pour permettre au scolaire d’utiliser un plateau, on est qu’au début de ce travail, mais on a bon espoir d’y arriver, des projets communs mutualisés, c’est important de le dire, et puis c’est aussi d’être au soutien des 24 clubs au quotidien, des 6.000 licenciés, et pourquoi pas, si d’autres clubs souhaitent intégrer et rejoindre le Stade Poitevin Omnisports, on regardera ça, je sais que certains ne seraient pas contre, il y a beaucoup de choses à faire. »
Tu es assureur, conseiller régional, maintenant président du Stade Poitevin, tu vas arriver à tous gérer ?
« Oui, c’est une question d’organisation, de staff, et d’implication. Faut être bien organisé, et je compte sur le bureau du Stade Poitevin Omnisports, avec les présidents, et je leur ai demandé de s’impliquer, et ils n’y voient aucun inconvénients, et je vais demander aux présidents des différents clubs d’aider également, car on ne peut pas grandir avec qu’une seule personne, ça ne fonctionne pas comme ça, c’est comme dans une entreprise, il y a un patron qui donne les directives et ensuite il faut amener des salariés, des personnes pour animer et avancer. »
Pour finir, aurais-tu un message pour les clubs ?
« Le Stade Poitevin est une grande famille, et j’ai pu le remarquer car lorsque je suis en 1997 sur Poitiers, j’ai signé au football au Stade Poitevin, avant d’être dirigeant, vice-président au Volley, puis président au Stade Poitevin Hockey et maintenant à la tête du Stade Poitevin Omnisports, je me suis rendu compte effectivement, que le Stade Poitevin est une grande famille, donc comme une famille, soyons unis, il y aura peut-être parfois des désacords et c’est normal, mais il faudra travailler ensemble dans le respect et la bienveillance, en en bonne intelligence, mon but avec tout le monde, est que tous les clubs du Stade Poitevin puissent se développer et évoluer, en accueillant tous les licenciés dans de bonnes conditions. »
Un grand Merci à Ronan pour cette interview, et grand Merci à Manon Richard, pour son aide !
Revivez l’interview en vocal comme si vous y étiez !




