Kenza Salgues : “Mondeville c’est le club parfait, je ne pouvais pas refuser cette importante opportunité…”

19 avril 2018

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Kenza Salgues, née le 18 mai 2000 (1,75m), du club de Lattes-Montpellier (Hérault), rejoindra l’USO Mondeville (Calvados) en Ligue Féminine la saison prochaine.Si elle envisageait un temps de continuer sa formation aux Etats-Unis, elle a finalement choisi l’opportunité de lancer sa carrière dans un club très réputé en matière de formation : l’USO Mondeville. Elle a également choisit 5by5.fr pour faire le point sur ce choix ! Interview inédite.

Salut Kenza, peut-tu nous rappeler ton parcours dans le basket ?

J’ai commencé le basket à 4 ans à Saint Jean de Vedas près de chez moi, ma sœur jouait là-bas donc je m’entraînais déjà avec son équipe. J’ai toujours joué avec ou contre des garçons jusqu’à temps que ça ne soit plus possible. Ensuite je suis allé au BLMA, j’étais benjamine, on était une équipe que de filles, mais dans un championnat de garçons. Puis je suis entrée avec un an d’avance au pôle espoir et je jouais en minime France, ceci pendant 2 ans. Par la suite,  je suis entrée avec un an d’avance au centre de formation du BLMA où j’ai directement joué en espoirs, et je m’entraînais avec les pros. L’année suivante, j’ai été prise au centre fédéral.”

Quel a été le déclic pour toi dans le basket ?

Je ne sais pas exactement comment j’ai commencé le basket, sûrement parce que j’étais tous les jours dans une salle, même lorsque j’étais dans le berceau puisque ma mère était une ancienne joueuse, puis ma sœur aussi en faisait  donc je l’accompagnais tout le temps, j’étais là à tous les entraînements, à tous ces matchs, même parfois sur le banc. Mais le déclic, ça a été mon année avant l’Insep, le fait que je m’entraîne avec les pros à 14 ans, ça m’a permis d’apprendre beaucoup de choses, j’ai pu rapidement voir sur quoi il fallait que je travaille. Puis j’ai eu un coach qui a cru en moi et qui m’a appris et fait comprendre toute la rigueur, le travail et l’amour du jeu que je devais développer pour atteindre mes objectifs. J’ai aussi eu la chance d’être bien accompagnée par ma famille bien évidemment mais aussi par des personnes qui font ce que je veux faire, par exemple Valou (Valeriane Ayayi) m’accompagne énormément, elle me donne beaucoup de conseils pour le basket mais pour la vie hors basket. C’est une personne très importante pour moi sur laquelle j’ai la chance de pouvoir compter.”

Tu viens de jouer au Centre fédéral, en Ligue 2. Que retiens-tu de cette expérience ?

“L’Insep m’a permis de jouer avec les meilleures joueuses de différentes générations, de m’entraîner 2 fois par jours tout en suivant une scolarité normale. Cela n’a pas était tous les jours faciles mais je suis très satisfaite de mes 3 ans, je ne regrette rien car je sais que tous ce que j’ai du traverser va me servir, puis j’ai vraiment progressé que ça soit physiquement et techniquement mais surtout mentalement. Maintenant je suis prête à devenir professionnelle. Jouer en ligue 2 n’est pas quelque chose de facile à 16/17 ans, on perd beaucoup de matchs, mais je suis fière parce que ma mentalité n’a pas changée, j’ai toujours horreur de perdre, les personnes peuvent penser que l’on “s’habitue à perdre” cela n’a jamais était le cas pour moi.”

Mondeville m’a contacté il y a pas mal de temps déjà…

Kenza, il y a quelques jours, tu t’es engagée dans le club de l’USO Mondeville, comment s’est fait ce transfert ? qu’est-ce qui t’as convaincu d’aller là-bas ?

“Mondeville m’a contacté il y a pas mal de temps déjà. J’ai direct eu un bon feeling avec Romain. Je pense simplement que c’est le club parfait pour les jeunes, on peut le voir avec Lisa (Berkani) ou Marine (Johannes), les filles passent par Mondeville et après elles explosent. Ensuite le projet correspondait totalement avec ce que je voulais donc je ne pouvais pas refuser cette importante opportunité.”

Quel est ton objectif ?

Mon objectif est d’abord d’apprendre sur et en dehors du terrain, surtout des joueuses d’expériences, puis ensuite renforcer mes qualités pour aider l’équipe. Collectivement j’aimerai que l’on se qualifie pour la coupe d’Europe l’année prochaine.”

Tu as été Médaillée de bronze lors des championnats d’Europe U16 en 2016, ton plus beau souvenir jusqu’à présent ?

La médaille au CE U16 est le plus beau souvenir, même si je ne suis pas totalement satisfaite du résultat. C’était ma première campagne, et premier championnat d’Europe donc il sera inoubliable.”

Que fais-tu en dehors du basket ?

“En dehors du basket, je n’ai pas forcément d’autres passions, les personnes disent souvent que « je ne suis pas normale », « je suis folle » parce que je ne pense qu’à ce sport, je parle tout le temps de ça. Je passe beaucoup de temps à la salle, et quand je ne suis pas sur le parquet, je regarde des matchs. Il n’y a pas eu un mercredi cette année où je n’ai pas regardé de matchs d’Euroleague, je pense même que je les ai tous vu, car ceux que je pouvais pas voir le mercredi je le regardai pendant tout le reste de la semaine en attendant le mercredi d’après, je regarde beaucoup la NBA, mais ce que je préfère avant tout, c’est la WNBA. Le reste du temps, je le consacre à ma famille.”

Entretien réalisé par Mallory Boutet, responsable de 5by5.fr

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Auteur
Mallory

Mallory

Passionné par le sport et la communication sportive, Mallory est depuis 2014 responsable du site 5by5.fr. N'hésitez-pas à le contacter pour une demande d'interview ou pour toutes autres demandes en rapport avec 5by5 !