Jacky Sornin : « L’objectif 2025 du TPC ? D’abord, qu’il soit réussi… »

13 mai 2025

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Du 26 au 29 août 2025, la 39ème édition du Tour Poitou-Charentes (TPC) traversera les routes de Nouvelle-Aquitaine, avec des étapes captivantes dans les départements des Deux-Sèvres, Charente-Maritime, Charente et Vienne ! A la direction de cette édition 2025 de ce TPC, notamment Jacky Sornin, co-président, qui s’est confié à 5by5, sur lui, sur son parcours et sa motivation à réussir et nous parle de cette course 2025 avec ses nouveautés et ses objectifs !

Bonjour Jacky, tu es le nouveau co-président du Tour Poitou-Charentes, merci de nous accueillir, peux-tu te présenter en quelques mots ?

« Bonjour, avec plaisir, je suis un retraité qui a toujours aimé passé du temps à donner pour les autres et qui donne depuis de nombreuses années maintenant. Dans le vélo et le TPC, j’étais déjà dans le comité d’animation avant, et maintenant, je suis donc co-président depuis de nombreuses années. Et puis après des discussions, on a fini par faire une co-présidence, et ça se passe bien, on est deux, quelqu’un qui travaille qui a moins de temps pour le projet et c’est normal, et quelqu’un qui ne travaille plus, et qui peut aller au rendez-vous, trouver les villes parce qu’il ne faut pas oublier quand même que 2025 n’est pas fait, mais que l’on est déjà bien entamé sur 2026 ! »

C’est quoi ton parcours en général, et puis dans le vélo ?

« Ah, dans le vélo, j’ai fait du bénévolat. Enfin, j’ai fait du vélo loisir, et c’est tout. Je n’ai pas fait de vélo en compétition, j’ai fait du vélo mais en tant qu’organisateur de course cycliste, j’ai toujours été dans l’organisation notamment grâce à mes parents, qui eux, l’ont toujours fait, et depuis, je n’ai pas arrêté. »

Quel bilan fais-tu de ton parcours en tant que bénévole organisateur ?

« Mon parcours de bénévole, j’ai fait plusieurs sports. Je suis un défenseur du bénévolat. J’ai commencé le bénévolat à 13-14 ans, et là ça fait 60 ans. J’étais à la création du club de handball de Chasseneuil. J’ai pris 20 licences, j’ai été président pendant 10 ans. Après, j’ai donné un coup de main à Philippe au rugby de Saint-georges. Puis après, je suis là pour le TPC. Et puis en plus, j’ai été quand même pendant 18 ans, adjoint au sport de la ville de Chasseneuil, j’aime bien donner pour les autres. »

Qu’aimes-tu dans le bénévolat ?

« J’aime le contact, j’aime les relations humaines, j’aime les gens qui font des choses pour faire plaisir aux autres. »

Tu es bénévole depuis très longtemps, au Tour Poitou-Charente, et tu es maintenant avec Nicolas Rougeon, l’autre co-président avec toi, bravo à toi, tu prends la place d’Alain Clouet. Pourquoi prendre sa place ? Qu’est-ce qui te motive ? 

« Et bien pourquoi prendre sa place, parce qu’il fallait bien que quelqu’un la prenne quand il a décidé d’arrêter, pour faire continuer l’association (du TPC), on ne voulait pas laisser mourir l’association, ça n’a pas été si simple que ça et puis voilà, on en est là aujourd’hui. La première année va se passer et on fera le bilan à la fin de la première année. »

C’est quoi ton rôle exact ?

« C’est plus tout ce qui est recherche de sponsors, recherche de ville de départ, de ville d’arrivée, de tout ce qui est technique, matériel, les impressions numériques pour faire des panneaux, avoir des contacts avec les équipes, avec d’autres organisateurs. »

Pourquoi deux co-présidents ?

« Et bien parce qu’il a fallu négocier, ça n’a pas été facile ! »

Et le rôle de Nicolas Rougeon ?

« C’est plus les papiers, l’administratif, c’est des jeunes d’aujourd’hui, avec des mails, voilà. C’est une autre façon de voir les choses. Mais pour faire vivre une association, il faut d’abord commencer de trouver des sous.Et là, malheureusement, beaucoup de jeunes, beaucoup de personnes veulent bien être bénévole là, et quand il faut aller chercher des sous, c’est plus compliqué. Aujourd’hui, on a les subventions, parce que ça fait partie du jeu, mais trouver des nouveaux partenaires, ce n’est pas évident, surtout à l’heure actuelle. »

Que peut-on attendre de ce Tour Poitou-Charente 2025 ?

« D’abord, qu’il soit réussi, avec deux, trois nouveautés que je te dirais bientôt et puis que l’on puisse avoir des retours positifs pour notre première année. Est-ce que l’on sera parfait ? On verra les critiques qu’ils nous diront après. On verra ce que dira la presse et les gens que l’on connait sur la route et tout ça, parce que là aussi c’est intéressant que des gens qui aiment le vélo nous fassent des remarques positives et négatives pour avancer, ça c’était bien, ça c’était moins bien, et ainsi de suite. C’est comme ça que l’on avance. »

D’abord, qu’il soit réussi, avec deux, trois nouveautés que je te dirais bientôt et puis que l’on puisse avoir des retours positifs … »

Est-ce que toi, tu as un objectif en tant que président du Tour Poitou-Charente ?

« Mon objectif, c’est que nous, on est élu sous le régime olympique, c’est-à-dire que l’on est élu pour 4 ans. Quand on est élu, on est élu pour 4 ans. C’est que ces 4 années se passent bien, pour que la transition entre les jeunes et les moins jeunes se fasse correctement. C’est ça qui est très compliqué aujourd’hui. »

Si l’on parle de toi, est-ce qu’il y a un coureur ou des coureurs que tu aimes, par exemple Pogacar ou Van Der Poel, il y a un coureur que tu préfères ?

« J’aime bien tous les deux, ils ont un style différent, ils courent pour la même catégorie, de taille, ils sont au-dessus. Après, on sait très bien que Van Der Poel ne pourra jamais gagner le Tour de France, il n’est pas taillé pour.« 

Est-ce que pour toi ça serait un rêve ou peut-être une ambition d’avoir un coureur comme lui, comme Pogacar, ou même comme d’autres, sur le tour Poitou-Charente ?

« Non, ce n’est pas possible. On n’est pas au niveau, on n’est pas dans la catégorie de ces courses-là. Les World Tours, on n’est pas classé pour avoir les World Tours. On en a quelques-unes, c’est les Françaises, parce qu’elles sont obligées de venir. Toutes les équipes françaises sont obligées de venir dans les courses françaises. Et puis nous, on est obligé de les prendre, donc voilà, ça s’arrête là. Mais on aura jamais des Pogacar ou autres, on a eu dans le temps des autres World Tours de notre pays, et avec toutes les courses qui se sont créées depuis quelques années, ils sont tellement pris que c’est impossible. »

Des têtes d’affiches, des vedettes seront là ?

« On ne sait pas trop. On a eu des très bons coureurs, on en a eu un qui a gagné, qui a été champion du monde aussi ! »

Jacky, est-ce que pour toi, en tant qu’amateur de vélo, c’est une fierté qu’il y ait une arrivée à Poitiers pour le Tour de France féminin ?

« Alors, si on parle de course féminine, d’abord, je dirais que le Poitou-Charente est l’un des pionniers des courses féminines. On a créé depuis de nombreuses années maintenant la Coupe de France féminine dans la Vienne, que l’on continue pour l’instant. On a créé une autre course féminine avec un qui s’appelle la Picto-charentaise, qui maintenant s’appelle la Picto en Nouvelle-Aquitaine, est qui est une course internationale féminine, avec cette année des équipes du World Tour féminin qui vont être dedans entre Poitiers et Châtellerault ! Donc, nous, le sport cycliste féminin, on connaît depuis des années. Donc, que Poitiers l’ai, ça nous arrange. Pour nous, je ne sais pas particulièrement, mais on est content, bien sûr, que Poitiers ait ça. On est content, en plus, avec une équipe professionnelle qui est à côté de chez nous, qui est ici. Et puis, pour marquer le coup, petites annonces, si on peut dire quelque chose, on va faire pour le départ de la Picto charentaise, on va faire une partie du circuit final des filles dans Poitiers ! »

Quelles sont tes relations avec les coureurs pros et amateurs ?

« Pour les pros, quand ils sont là, certains, on a des contacts comme ça. Comme tous ceux qui organisent les courses. On a des bons contacts avec eux en général. Et puis, les coureurs amateurs, j’en connais quelques-uns. Ça bouge, il y a plein de jeunes. Moi, je vieilli, c’est plus la même génération. »

Pour finir, est-ce que tu aurais un mot à faire passer à Alain Clouet ?

« Un mot à faire passer à Alain ? Je dirais Bravo pour ce qu’il a fait depuis des années. Je suis allé dans le Var avec lui toute la journée, il y a pas si longtemps que ça, c’est quelqu’un de très bien, de très gentil, qui a fait de belles choses notamment pour le vélo, que j’ai souvent au téléphone. »

Un grand Merci à Jacky pour cette interview !

Auteur
Mallory

Mallory

Passionné par le sport et la communication sportive, Mallory est depuis 2014 responsable du site 5by5.fr. N'hésitez-pas à le contacter pour une demande d'interview ou pour toutes autres demandes en rapport avec 5by5 !