Charlie Herbst : “Je ne pensais pas être aussi bien classé quand j’ai pris le départ….”

31 janvier 2021

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Il l’a réalisé ! Le pilote poitevin a tenu son objectif de rentrer dans les 35 premières places, il termine 35ème de ce Dakar 2021, Charlie Herbst, 28 ans, commence à accumuler de l’expérience sur le circuit international et termine à + 17H 32′ 03” du vainqueur, l’Argentin Kevin Benavides, mais l’essentiel est là pour lui : avoir fait l’édition 2021 en progressant et en étant revenu en bonne santé sans pépins physiques ! Mais pourquoi ce sport là à la base pour lui, puis comment a t-il vécu ce dakar 2021 et quels sont ses prochains objectifs ? Charlie Herbst, s’est confié à 5by5 et a évidement évoqué cette belle performance de cette 35ème place !

Crédit Photo : sevenlab

Salut Charlie, merci déjà de nous consacrer une petite interview pour 5by5, peux-tu nous parler de toi, qui es-tu ?

“Bonjour et avec plaisir, je m’appelle Charlie Herbst, je suis pilote de moto amateur depuis le début et c’est vrai que cela s’est professionnalisé un petit peu depuis deux ans et demi, depuis que je me suis lancé dans le rallye raid. J’ai donc commencé le rallye raid mais auparavant j’ai fait quelques participations aux championnats de France des sables, j’ai été champion de ligue Poitou-Charentes en 2012 et j’ai été un habitué des terrains de moto-cross et ensuite, à partir de 2018, je me suis vraiment lancé dans le projet Dakar. Une première participation en 2019 malheureusement avec une chute, seconde participation en 2020 où je termine 43ème et là en janvier 2021 où je termine 35ème.”

Un parcours très intéressant, Félicitation à toi ! Pourquoi faire le Dakar ?

“Parce que ça réunissait quand même une discipline qui est quand même relativement fermée, qui est très intéressante avec beaucoup de voyages, ça allie le voyage et le sport, et c’est une course impressionnante et de renom, j’ai toujours voulu y participer, apprendre et performer dans ce domaine là, après avoir fait le tour suite à mes 10-12 ans de pratique de moto-cross et puis les compétitions que j’ai évoqué auparavant, je me suis lancé dans cette catégorie là et ça me plait énormément !”

Pourquoi avoir choisi de faire ce sport là ?

“Depuis tout petit, j’ai toujours aimé la moto, mon père n’était pas compétiteur dans la moto mais passionné, et étant petit, il m’a acheté une petite moto, j’ai commencé, et n’ai jamais arrêté.”

Si l’on revient à cette édition 2021 du Dakar, tu as donc fini 35ème, Bravo à toi, quel a été le plus dur pour toi ?

Le plus dur a été le rythme, mais bon, ça après, c’est dur chaque année mais c’est vrai que particulièrement aussi pour cette édition, avec les rythmes et les grosses journées, quand on avait 470 kilomètres avec les cailloux, c’était vraiment très dur, on a pas eu de difficultés de chaleur, on a pas eu de difficultés techniques sur la piste mais surtout la longueur des étapes, ça a été une grosse difficulté. Niveau mental, ça a été oui, et dans cette discipline là, si nous n’avons pas de mental, ça ne va pas au bout, il faut avoir un bon bagage technique, physique et un gros mental et quand il manque un de ses trois paramètres, il faut compenser avec l’un des trois. Si l’on est moins bon sur la moto, il faut être meilleur physiquement et mentalement, tout comme le contraire également, il faut travailler sur tous ces domaines là, mentalement pour moi, cela n’a jamais été un problème, sur la moto mon bagage technique me permettait d’être dans les 50 premiers. Par rapport à mes capacités et au défi à relever, j’ai toujours eu le niveau pour aller au bout et sur ses 3 dakars que j’ai fait, j’en termine deux.”

Crédit photo : sevenlab

Quel bilan fais-tu de cette édition 2021 Charlie ?

Un super bilan puisque l’on termine 35ème, sans chute, sans problème mécanique, c’est vraiment un très belle édition, je termine cinquième français, je ne pensais pas être aussi bien classé quand j’ai pris le départ, c’était vraiment faire la course, sans être blessé et le terminer sans trop regarder le classement, c’est la première année où je ne suis pas là à regarder le classement et c’est l’année où je fais la meilleure performance, c’est très bizarre comme gestion de course sur un dakar, la course dure 12 jours et les personnes qui peuvent être dans les 10 derniers au départ peuvent se retrouver dans les 20 premiers à la fin, c’est très long, très dur et il faut absolument gérer et s’économiser, compenser, ça s’apprend. C’est mon troisième dakar et c’est mon meilleur résultat, et il arrive dans la suite logique des choses puisqu’il faut toujours une année d’apprentissage et la mienne a été dur mais voilà, oui, cela s’est bien passé.”

Qu’est-ce qui a manqué pour faire mieux que la 35ème place justement ?

“Plus de vitesse, plus de risques, plus de physique, des risques que je n’ai pas tout le temps voulu prendre, plus on prend de risques, plus on roule vite, et plus on roule vite, plus il faut être prêt physiquement et j’ai voulu m’économiser à tous les niveaux, ça a payé pour cette année et pour se rapprocher du Top 30 il faut avancer notamment en terme de pilotage, il faut aller plus vite et être plus fort physiquement et comme je l’ai dit, prendre plus de risques, et comme c’est un sport dangereux, j’ai préféré ne pas en prendre, chaque année il y a des morts et ce que je veux, c’est me faire plaisir oui, mais surtout rentrer chez moi vivant ensuite, donc risques à mesurer, et j’ai vraiment rien à gagner de plus d’aller chercher cinq places, d’aller en chercher 20 et d’intégrer un Top 5 ou 10 oui, mais il faut garder les pieds sur terre, je n’ai pas le niveau, que je sois 35ème, 40ème, ou 45ème, ça ne changera pas que le but est de le finir et en bonne santé.”

Comment cela s’est passé avec et pour les conditions avec le Covid notamment ? Expliques-nous ?

“Une fois arrivé là-bas, quelques jours avant le départ, il a fallu rester confiné 2 jours dans un hôtel avant d’ensuite d’avoir un rendez-vous pour passer le test PCR Covid où l’on a eu les résultats une demie journée après, et une fois que les résultats étaient négatifs, nous avons pu vraiment partir en course, on a pu attaquer contrôle administratif et technique notamment.”

On vient de parler des conditions, parlons d’une journée type sur le Dakar ?

“On se lève à 4h,4h30, on va manger, on revient au camion , on se prépare nous, on s’habille, on prépare la course en mettant des choses à manger et à boire dedans, des barres de céréales pour mettre dans la veste, et puis au alentour de 5h40 à 6h20 pour les jours les plus tard, on s’en va, et on attaque la liaison, on a souvent 1h30, 2h voir 2h30 pour les plus grosses liaisons le matin et une fois que l’on est arrivé là, il reste une grosse demie-heure avant de partir sur la spéciale, et là, on a 7 à 8 heures de course, on arrive, on quitte la spéciale, et là c’est pareil, on revient. Tu arrêtes jamais, tu cours partout, et après cela dépend du nombre de kilomètres de l’étape, et on a pas de repos le lendemain, tu enchaînes le lendemain, il ne faut pas s’éparpiller, il faut suivre, éviter de se blesser, s’adapter au maximum et s’économiser. Qui dit blessure, dit fatigue et qui dit fatigue, dit risque de re-blessure derrière, c’est un cercle vicieux, et il ne faut pas entrer dedans, et cette année, j’ai réussi à ne pas à l’être, je suis très content.”

Crédit photo : sevenlab

Y-a t-il quelque chose qui t’a marqué dans cette édition 2021 ?

“Le partage avec d’autres pilotes sur la piste, une solidarité que l’on retrouvera nulle part ailleurs, il n’y a que dans ce sport là que l’on va le retrouver, je pense à un Italien, Césare Zacchetti qui a peut-être bien 20 ans de plus que moi et qui était sans assistance, on s’est vu tout au long du dakar, on s’est entraidé, et à l’arrivée, on est ensemble et c’est top ! C’est vraiment des moments de partage, et il y a aussi des moments inoubliables sans oublier le décès de Pierre Charpin, bien triste en revanche, je ne le connaissais pas, mais la peine est quand même là, on est tous solidaire, on revient avec beaucoup de souvenirs.”

Peux-tu nous parler un peu de ton équipe ?

Bien-sûr, on était avec l’assistance dragon Yama et nos propres moyens, on avait une grande tonnelle, un petit pécule, et mon mécanicien de tous les jours, qui était avec moi sur le dakar et qui est aussi au magasin 100% moto à Poitiers, que je gère, qui installé et préparé les tantes et faisant aussi le travail lors de mon arrivée, c’était top, j’en profite pour le remercier !”

Pour conclure, quel est ton prochain objectif ?

“J’ai toujours l’ambition en tant que compétiteur de faire mieux et avant de faire mieux, il faut déjà y retourner. Rien que d’être au départ, c’est déjà bien et beaucoup de travail, donc oui l’idée serait d’y retourner avec un peu plus de moyens et on verra dans l’année si les budgets le permette, de reboucler un quatrième dakar, et troisième en tant que finischeur, en faisant mieux, en l’espérant car ce sera tout aussi dur.”

Un très très grand Bravo à Charlie pour ce parcours et sa performance dans ce dakar 2021, et grand Merci à lui pour le temps accordé à cette interview à 5by5 !

Crédit photos : sevenlab

Retrouver le dans son magasin, 100% moto à Poitiers, rue du bois d’amour !

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Auteur
Mallory

Mallory

Passionné par le sport et la communication sportive, Mallory est depuis 2014 responsable du site 5by5.fr. N'hésitez-pas à le contacter pour une demande d'interview ou pour toutes autres demandes en rapport avec 5by5 !