À la tête du club de motoball de Neuville, le président Benoît Sabourin, s’appuie sur un parcours marqué par la passion et l’engagement. Il œuvre aujourd’hui au développement du club, avec des projets tournés vers la formation des jeunes et la structuration des équipes. Cette saison apporte son lot de nouveautés, tant dans l’organisation que dans la dynamique sportive. L’objectif est clair : continuer à faire progresser le club tout en restant fidèle à ses valeurs. Une ambition portée par l’envie de construire un avenir solide et performant. Pour 5by5, il s’est confié et évoque son parcours, et les ambitions de 2026 !

Bonjour Benoît, est-ce que tu peux te présenter, en quelques mots, me raconter ton parcours jusqu’à présent, jusqu’à la présidence du club ?
« Bonjour à toutes et à tous, Benoît Sabourin, effectivement président du Motoball Club Neuvillois. Ma première licence, je l’ai signée en 1992 en tant que joueur de l’équipe cadets, j’avais 15 ans. On n’avait pas le droit de jouer avant et il n’y avait pas d’équipe cadets à l’époque. De 1992 à 1994, on a fait les beaux jours de l’équipe cadets avec Emmanuel Savatier ou Mathieu Voronowsky, pour ne citer qu’eux.
Ensuite, je suis passé directement en équipe fanion en 1995 et j’y ai joué jusqu’en 2012. De 1995 à 2000, ce sont des années d’apprentissage : on a beaucoup observé et pris exemple sur Valréas ou Troyes pour progresser et obtenir des résultats. Les années 2000 à 2010 ont marqué une véritable explosion du club, avec de nombreux titres remportés.
À partir de 2010, j’ai commencé à préparer la relève, en accompagnant notamment Jérémy Compain, Yannick Compain ou encore Alexandre de Villers. J’ai aussi connu quelques sélections en équipe de France et de beaux championnats d’Europe. En 2012, j’ai décidé d’arrêter ma carrière de joueur pour m’investir pleinement dans le comité directeur, que j’avais déjà rejoint auparavant.
En 2016, j’ai pris la vice-présidence avec Emmanuel, puis en 2020, la présidence du club, que j’occupe aujourd’hui seul suite à son arrêt.«
Qu’est-ce qui te passionne et te motive le plus dans le motoball ?
« En fait, moi, c’est un sport passion. Je suis tombé dedans quand j’étais tout petit. Je suis né dans le motoball : mon père est à l’initiative de la création du club en 1969.
Je suis né en 1977, donc forcément, lui avait 25 ans. Il jouait tous les week-ends et j’étais sur les terrains depuis tout petit. Aujourd’hui, ça fait 48 ans que je suis au bord des terrains.
C’est un sport familial, un sport convivial. Vous voyez, on est au terrain aujourd’hui : il y a deux bénévoles qui viennent préparer les motos pour les joueurs, Sabrina qui s’occupe de toute la logistique pour les déplacements.
Chacun a son petit rôle, sa petite fourmilière où tout le monde sait ce qu’il a à faire. Et puis voilà, on n’a pas besoin de dire à chacun ce qu’il doit faire. C’est ça qui est appréciable au motoball : aujourd’hui, chacun a trouvé sa place et respecte les missions qu’on lui confie, donc ça, c’est vraiment sympa. »
Comment s’est déroulée pour toi la saison 2025 pour les équipes jeunes, espoirs, et séniors ?
« Alors 2025, ça a été une saison intéressante parce que, tout au long de l’année, on a eu des choses à jouer. Chez les jeunes, on leur avait donné pour ambition de jouer les finales : ils ont disputé les trois finales, Championnat de France, Coupe de France et Trophée des Champions. Ils ne les ont pas gagnées malheureusement, mais ils ont appris et n’ont pas démérité. Donc c’était un objectif quasiment atteint.
L’équipe réserve a été championne de France 2025 pour la deuxième année consécutive, et elle a progressé. C’était aussi une ambition en début de saison et elle a été atteinte.
Pour l’équipe fanion, c’est un peu dommage. On a gagné le titre de champion de France, mais on aurait pu faire mieux. On aurait pu remporter la Coupe de France et le Trophée des Champions. C’est un peu la déception, parce qu’on avait trois titres à portée de main. Pour Marc Compain, qui voulait faire un triplé avant de partir, c’était l’occasion idéale.
Cette année, 2026, ça va être plus compliqué. Les Troyens vont être solides, Saint-Georges-de-Reneins va être bien en place, et Carpentras viendra aussi jouer les trouble-fête. Donc ça s’annonce comme une saison difficile.«
Est-ce que tu es content globalement par rapport aux résultats de l’an dernier ?
« Oui, on est content quand on gagne. Nous, l’objectif, c’est de remporter au moins un titre chaque année. L’équipe 1 termine championne de France pour la troisième année consécutive, l’équipe B pour la deuxième année consécutive, et les juniors disputent trois finales.
Donc oui, on est forcément satisfaits des résultats de cette saison 2025 !«
Est-ce que le club a mis en place des nouveautés cette année en termes d’entraînement, d’orientation ou de développement, une coach mentale notamment ?

« Alors effectivement, l’année dernière, on a perdu six finales. On s’est donc dit qu’il y avait peut-être un manque de préparation mentale, un manque de prise de conscience par rapport aux autres équipes, ou encore une forme de lassitude. Quand on joue des finales régulièrement, on ne se prépare plus de la même manière que lorsqu’on en joue une tous les cinq ans.
On s’est alors dit : pourquoi ne pas essayer ? Les joueurs ont tout de suite adhéré. Ils ont dit : “OK, on y va.” Ça change un peu. On a une jeune préparatrice mentale, actuellement en fin d’études, qui accompagne les joueurs depuis début janvier. Cela va durer jusqu’à fin mai, et ensuite, si besoin, on poursuivra.
Pour l’instant, c’est un accompagnement sur cinq mois, et ça semble bien fonctionner entre les deux parties.«
Aujourd’hui, l’objectif reste toujours le même : renouveler les joueurs et assurer une continuité. Comme je l’ai dit, nous voulons gagner au moins un titre chaque année, et pour cela, il faut anticiper et préparer les joueurs…
Quels sont pour l’instant les principaux défis auxquels le club doit faire face aujourd’hui ?
« Aujourd’hui, l’objectif reste toujours le même : renouveler les joueurs et assurer une continuité. Comme je l’ai dit, nous voulons gagner au moins un titre chaque année, et pour cela, il faut anticiper et préparer les joueurs.
Fin 2026, Marc Compain va mettre un terme à sa carrière. Il ne s’agit pas de réagir au dernier moment en formant un joueur cette année : cela fait déjà deux ou trois ans que Wallace est préparé pour le remplacer, poste pour poste. Et ce sera la même logique pour Joffrey, puis pour Louis.
L’idée, c’est donc d’assurer un renouvellement constant pour que, lorsque les joueurs de l’équipe fanion arrêtent, la relève soit déjà prête. D’où l’importance de notre école de formation, l’école de pilotage, le team auto-éducation, qui existe depuis 2005. Tous les joueurs évoluant aujourd’hui en équipe première sont passés par cette structure, et l’objectif est qu’elle perdure le plus longtemps possible.«
Quels sont les objectifs et ambitions pour cette année ?
« Cette année, c’est encore la même logique : au moins gagner un titre en élite 1. Pour l’élite 2, nous n’avons pas fixé d’objectif de titres, car l’équipe est en reconstruction. Aymeric Chopin, qui était le leader, a arrêté.
Nous voulons que ces joueurs développent vraiment une identité de jeu. Ils ont quasiment tous le même âge, entre 18 et 23 ans, et vont jouer de nombreuses années ensemble. L’idée est qu’ils trouvent un style de jeu, un peu comme Camaret l’a fait ces 2-3 dernières années. Camaret était notre bête noire en Trophée de France et en Trophée des Champions.
Pour les U18, nous pensons qu’ils ont le potentiel pour gagner un titre, mais sans leur mettre de pression. Il faut qu’ils continuent sur la lancée de la saison dernière et, je l’espère, qu’ils rapporteront au moins un titre cette année.«
Tu le disais également en conférence la semaine dernière, Emmanuel Savatier, a arrêté, tu vas gérer tout seul ?
« Comme je le dis, je ne vais pas tout gérer tout seul. Certes, je suis le seul président et j’ai donc la responsabilité finale sur les épaules, mais nous avons des commissions qui fonctionnent bien, un comité directeur efficace et un staff technique performant. Comme je l’ai dit plus tôt, chacun sait ce qu’il a à faire au sein du club.
Ce que je ne veux pas, c’est une présidence à l’ancienne, où le président fait tout de A à Z. Aujourd’hui, les commissions et leurs responsables assurent pleinement leur rôle, et nous voulons continuer sur cette dynamique. Bien entendu, j’y consacre du temps, mais c’est aussi ce qui est passionnant dans le motoball : on investit du temps et on voit des résultats.
Il y a une bonne ambiance, on attire du public, on satisfait les partenaires, on rend les bénévoles heureux… et c’est exactement ce que nous voulons !«
Tu parlais également d’un projet de rassembler les joueurs d’il y a 10 ans. Tu peux nous dire un petit mot ?
« Alors ça, c’est pour l’anniversaire du Team Moto Education ! On va fêter les 20 ans cette année. Et l’idée, c’est que tous les pilotes qui seront passés par ce Team Moto Education depuis 2005 seront invités. La difficulté, c’est qu’aujourd’hui, il y en a certains, on a perdu leur trace. Les adresses mails, les téléphones. On va commencer à poster bientôt sur Facebook.
On va inviter les gens à se faire connaître, à s’identifier auprès d’Alex Moreau, notre responsable de cette école, et puis faire la fête les 19 et 20 juin. On va faire une grande fête ici ! »
Et pour finir, est-ce que tu as un mot à faire passer aux partenaires, aux supporters, peut-être aux joueurs, pour conclure l’interview ?
« En fait, c’est pour dire que je suis le président heureux d’un club qui fonctionne bien. Un club, ce n’est pas une ou deux personnes, c’est un ensemble. Comme je l’ai dit lors de la conférence, nous avons 300 licenciés au sein du club, mais beaucoup d’autres gravitent autour.
Il y a nos 110 partenaires, les 2 500 spectateurs en moyenne, et les collectivités qui nous soutiennent : le conseil départemental de la Vienne, la communauté de communes du Poitou, la municipalité de Neuville.
Quand je dis que c’est une famille, c’est vraiment une grande famille, avec un grand F, parce que tout le monde gravite autour du club. Et c’est ce qui fait sa réussite ! »
Un grand Merci à Benoît et au club de Neuville !
Rendez-vous le : samedi 4 avril pour soutenir les U18 en Coupe de France et le samedi 11 avril pour Neuville – Valreas à 19h : 1/4 de finale retour – Coupe.
Revivez l’interview vocale ici comme si vous y étiez !





