Alban Bouquet : « Etre DJ, c’est une fierté pour moi….. ! »

Alban Bouquet 22 ans est le nouveau DJ (Disque Jockey) du Nexxt à Poitiers mais c’est aussi lui qui s’occupe de la 14620113_1079697552150525_343929908_nmusique lors des rencontres du Poitiers Basket 86. Après un parcours intéressant qu’il nous a raconté, il rêve maintenant de devenir « un vrai producteur musicale » Nous avons eu le plaisir de le rencontrer! Interview exclusive 5by5

Bonjour Alban, présentes-toi en quelques lignes ?

« Je m’appelle Alban Bouquet, mon nom de scène (artiste) est Woyera. J’ai 22 ans et je suis originaire de Saintes. »

Depuis combien de temps es-tu D.J ?

« J’ai commencé à mixer dans un bar en 2013. Ce bar s’appelle « LE-KRASH » et se situe à La Rochelle dans la zone du Gabu. Je vous invite à y aller, c’est une équipe très sympathique et le concept de bar boursier est très marrant (le seul sur La Rochelle). Avant de mixer dans ce bar, je m’entraînais dans ma chambre à la sortie du lycée, ou à chaque temps libre. Je préférais passer du temps sur ma petite table de mixage (DJ U2 Station MKII). Cette passion est née grâce à mon cousin, qui un jour m’a prêté son contrôleur pour que je puisse m’initier. Depuis ce jours là, je n’ai cessé de travailler et de me perfectionner. Il m’a fallu beaucoup de temps avant de pouvoir mixer dans un lieu public (je ne faisais que les anniversaires des copains). Je me souviens encore de ma première soirée que j’ai faite au bar LE KRASH. J’en avais les mains qui tremblaient. J’ai obtenu une date chez eux car je postais beaucoup de mix sur Internet (qui durer entre 30 minutes et une heure). Pour résumer, j’ai commencé à mixer  il y a 4 ou 5 ans, j’ai obtenu ma première date en bar il y a 3 ans. »

Qu’est-ce qui te plait dans ce métier ?

« Ce qui me plait dans ce métier, c’est de pouvoir partager mon « univers » avec d’autres personnes, de voir les personnes s’amusaient jusqu’à 7 h du matin. Ce que j’adore aussi, c’est qu’on ne sait jamais comment va se passer la soirée. Si je prends l’exemple de quelqu’un qui travaille dans une usine (j’ai tout mon respect pour ces personnes-là, c’est juste à titre de comparaison), la personne sait ce qu’elle va faire toute la journée, puis elle rentrera chez elle, pour recommencer le lendemain et ainsi de suite. DJ (Disque Jockey) est vraiment un métier spécial, c’est un métier où l’on ne peut rien prévoir à l’avance, où il faut s’adapter sur le tas. J’espère vraiment pouvoir vivre de ça, car je suis heureux dans ce milieu ce qui n’étais pas le cas avant de faire ce métier. »

« J’ai obtenu tout ce que j’ai aujourd’hui à force de persévérance et de travail autonome. »

Quel a été ton parcours scolaire qui t’a amené à ce métier ?

« Mon parcours scolaire / professionnel n’a rien à voir avec le métier de DJ. J’ai obtenu tout ce que j’ai aujourd’hui à force de persévérance et de travail autonome. J’allais au lycée la journée, en rentrant chez moi je regardais des tutoriels et vidéos de festivals sur Youtube, je regardais les plus grands DJ, décrypter leurs sets, leurs transitions, en essayant de reproduire tout ça chez moi, dans ma chambre. Il y a beaucoup de fois où j’avais envie d’arrêter, car je multiplier les envoie de Mail dans des lieux et villes différentes en espérant obtenir une date. Après mes études au lycée, je me suis engagé à l’armée de Terre, mais je continuais les week-ends à m’entraîner à mixer. Puis j’ai obtenu ma première date au Krash. J’étais comme un résident là-bas, le patron m’arrangeait des dates en fonction de mes disponibilités. Je leurs dois énormément de choses, car c’est là-bas que j’ai tout appris. Puis je suis resté longtemps à ce stade là, à ne plus évoluer. C’est en août 2015 que j’ai véritablement progressé, lors d’une soirée dans le bar « Le Butterfly » qui se trouve à Royan, et sans le savoir, cette date a été la plus importante pour lancer ma carrière. C’est après six mois, le patron de la discothèque « Le Zynn » chercher un DJ pour ces soirées, et le gérant du « Butterfly »  a conseillé au Staff du « Zynn » de me prendre en test. C’est à ce moment là que j’ai monté une marche,  j’avais franchi un autre palier, ma première soirée en discothèque. La Soirée à ne pas louper. Durant cette soirée, tout c’est bien passée, et je suis devenu résident au « Zynn » tous les samedis soirs à partir de Février. Par chance, le patron du « Zynn » est la même personne que « Le Rancho » , la boite de nuit nationalement connu, une des plus réputées de la région. Après avoir assisté à une soirée au Zynn, ils ont décidé de m’essayer au Rancho. Je n’y croyais pas !  alors que quelques mois auparavant je rêvais de mixer en discothèque. Du mois d’avril à fin août j’ai donc fais une saison complète au Rancho travaillant à plein temps  pendant deux mois et demi où tout s’est bien passé. »

Tu viens de m’expliquer ton parcours, félicitation ! N’as-tu  jamais penser à faire une école ?

« Si bien sûr, entre temps, j’avais effectué des tests pour intégrer l’école de DJ UCPA qui se trouve à Tercé à côté de Poitiers. Suite aux tests réussis, il a fallu que je recherche un patron pour mon contrat d’apprentissage et c’est pour cela qu’aujourd’hui je suis au « Nexxt Club » sur Poitiers. »

Cette année, tu es le D.j du Nexxt, et également celui du PB86, une fierté pour toi ?

« Oui évidemment que c’est une fierté pour moi, il n’y a même pas un an de ça, je n’avais presque rien dans ce milieu, tout est allé très vite. C’est sympa d’assister à des matchs de pros en basket,  je n’avais jamais eu l’occasion d’en voir en plus. »

Animer un événement sportif, est-ce plus dur qu’une boite de nuit, pourquoi ?

« Je ne dirais pas que c’est plus dur ou plus facile, car ce n’est pas comparable, il n’y a pas la même attente. Dans le gymnase, la musique détermine l’ambiance de la salle, donc j’essaie de m’adapter au match, de mettre des musiques qui collent avec l’ambiance générale. Alors qu’en boîte, c’est à moi de créer l’ambiance, d’emmener les gens où j’en ai envie. »

« La chose plus importante qu’un DJ doit faire, c’est créer son univers… »

Quelle est la difficulté du métier ?

« Pour moi la chose la plus dur dans ce métier (je parle de DJ résidant en discothèque), et d’habituer les personnes dans un univers musical différent dans lequel ils sont habitués à écouter tous les jours. Car un DJ qui ne joue que des 14628235_1079697548817192_696088507_ntubes toutes une soirée, je suis d’accord qu’ils s’amuseront, mais le DJ ne se créer pas d’identité. Et pour moi,  la chose la plus importante qu’un DJ doit faire, c’est créer son univers mais en même temps jouer quelques tubes pour que les gens s’y retrouvent, c’est en tout cas ma façon de faire au Nexxt. L’autre difficulté, lorsque l’on est DJ résident, et qu’il n’y a qu’une salle, est de devoir satisfaire le maximum de personnes selon leurs préférences (certains préfèrent le Hip Hop, d’autres les années 80, ou encore de la musique électronique d’aujourd’hui). J’en suis conscient que dans ma façon de faire, il y aura forcément des personnes qui s’amuseront moins que d’autres, mais comme je l’ai dit plus haut, c’est mon identité, je ne peux pas jouer certains titres car cela ne me correspond pas tout simplement. Et je ne les jouerai jamais. »

Quelle est ton ambition en général ?

« Mon ambition, est de devenir un vrai producteur musical, de créer mes propres sons et qu’ils soient écoutés par de nombreuses personnes. J’ai déjà commencé cela, j’ai quelques musiques qui ont à peu près  10 000 lectures à ce jour. J’aimerais voyager, mixer dans des lieux réputés  ou des lieux atypiques. Je suis prêt à faire énormément de sacrifices et beaucoup travailler pour y arriver. »

5by5.fr souhaite le meilleur à Alban dans sa passion devenue métier !

Retrouvez-le au commande du Nexxt Poitiers et n’hésitez-pas à le soutenir !

Propos recueillis par 5by5.fr (Mallory Boutet) le 20/10/2016

 

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À propos Mallory

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