Élu dans la Creuse, il est depuis 2021 chargé par la Région Nouvelle-Aquitaine, de donner une impulsion forte à tous les territoires en ce qui concerne le développement des infrastructures sportives, le soutien aux clubs, le bénévolat et l’engagement citoyen. Passionné par le milieu associatif depuis sa jeunesse, président du district de football de la Creuse depuis de nombreuses années, M. Lafrique est un acteur engagé qui connaît parfaitement les enjeux locaux. Pour 5by5, il s’explique sur son parcours, et fait le bilan des clubs sportifs en parlant des objectifs !

Bonjour Philippe, merci d’accueillir 5by5, peux-tu te présenter en quelques lignes ?
« Je suis vice-président de la région Nouvelle-Aquitaine en charge du sport et de la vie associative. je suis à la base, pas quelqu’un forcément de la politique, d’ailleurs ça peut être surprenant, moi je suis là plutôt qu’en tant que que représentant, si on peut dire la société civile par mes fonctions à l’origine des fonctions associatives dans le sport ou dans la culture. »
C’est quoi ton parcours ?
« Alors, il faut savoir que j’ai déjà j’ai 61 ans donc j’approche de la retraite mais je ne suis pas encore en retraite, j’ai eu une activité professionnelle bien évidemment et depuis quelques mois maintenant, je n’ai plus d’activité professionnelle. Je me consacre essentiellement à ce mandat d’élus parce que c’est très prenant. Mais sinon j’ai travaillé dans le privé, j’ai travaillé dans le public, j’étais fonctionnaire territoriale et puis j’ai travaillé à la Fédération Française de Football aussi pour finir ma carrière et puis en parallèle, je suis élu politique désormais, j’ai eu beaucoup de mandats associatifs dans le domaine de la culture, j’ai présidé au niveau culturel, au niveau local, départemental, régional. J’ai aussi été très très impliqué dans le monde du sport et du football en particulier puisque j’étais pendant 30 ans président du comité départemental du district de foot de la Creuse, j’ai siégé dans les instances nationales comme exécutives et puis au niveau international à l’UEFA aussi. »
Aujourd’hui, quel est ton rôle exact ?
« Alors à la région nouvelle Aquitaine ? Je suis vice-président en charge du sport et de la vie associative. C’est à dire que mon rôle en tant que membre de l’exécutif de la région, c’est de porter la politique de la région nouvelle-aquitaine en ce qui concerne le domaine du sport et de la vie associative. »
Qu’est-ce qui t’intéresse toi à être élu dans le sport et dans le football en particulier quand on connaît les difficultés ?
« Alors là, je ne suis pas élu dans le football en particulier. Je suis élu pour le sport en général bien évidemment, je ne voudrais pas que l’on me reproche de parler que football alors que ce n’est pas le cas du tout, surtout dans une région comme la nôtre où on parle surtout rugby pour l’avouer. Ce qui m’intéresse, c’est effectivement de pouvoir aider le président, Monsieur Rousset lorsqu’il a voulu me prendre avec lui sur la liste, c’est de profiter de mon expérience justement associatif dans le sport dans la culture pour pouvoir en tant qu’élu, prendre en compte justement toutes ces considérations du monde associatif, je crois que c’était l’objectif, donc maintenant, mon objectif c’est de porter cette politique régionale en faveur du monde associatif et du monde sportif. »
Quel bilan-tu fais ton parcours pour l’instant ?
« La question du bilan (rire), ça veut dire quand même que ce n’est pas bon signe. C’est que l’on avance dans l’âge de faire un bilan, de tirer un bilan et c’est assez marrant je trouve mais c’est tellement vaste. On pourrait en parler des heures d’un bilan. C’est le bilan d’une vie presque de 61 ans donc c’est c’est quand même très vaste. Disons que oui le bilan tu l’as dit, il est positif, très positif je pense parce que j’ai passé une vie finalement à m’éclater dans ma passion, dans mes passions, rapporter et apporter de l’aide et du soutien à toutes les personnes au monde associatif, au monde sportif, et gérer des instances, gérer des institutions aussi, c’est passionnant et je crois que finalement le bilan, on verra à la fin de ma vie, mais le bilan, il est plutôt positif actuellement. »
Que penses-tu globalement des différents résultats de nos clubs sportifs en Nouvelle-Aquitaine ?
« L’avantage de mon poste de vice-président de la région, c’est que je touche à l’ensemble du territoire régional, c’est-à-dire 12 départements et à l’ensemble des activités sportives et associatives aussi, si l’on parle effectivement avec toi du sport en l’occurrence plus précisément, dire que c’est une région je le disais avec 12 départements donc très vaste et très diversifié dans ces activités sportives. On a des sports très très répandu répondu comme le football comme au niveau nationa, le sport numéro 1 en termes de nombre de licenciés, le sport peut-être numéro 1 aussi sur la région en termes d’audience ça serait plutôt le rugby.
On a quand même sur 23 clubs professionnels sur l’ensemble de la région, toute division, tout sport confondues, sur 23 clubs professionnels, on en a 10 de rugby, 4 en Top 14 et 6 en Pro D2 et derrière je crois que c’est le basket qui arrive avec 5 clubs professionnels entre la premiere division et la deuxième, donc ça fait une extrême diversité avec ses sports majeurs mais aussi avec plein de sports méconnus ou moins connus ou comment dire très locaux comme la pelote basque par exemple, le surf qui est une activité quand même très très néo Aquitaine si on peut dire aussi pas exclusivement mais beaucoup, et puis d’autres sports très très méconnue et c’est là aussi peut-être, une chance de ma position de vice-président en charge des sports de la région, c’est que je découvre plein de sport que je n’aurais même pas imaginé. J’étais très récemment à une compétition internationale de tir à l’arc à cheval qui se déroulait en haute-vienne et il faut savoir, il faut dire que la nouvelle-aquitaine et la Ligue de tir à cheval majeur en France. Sachant que le sélectionneur National il est de la haute-vienne. Les meilleures compétiteurs sont de Nouvelle-Aquitaine. Donc voilà, c’est la diversité du sport sur la région.«
Si l’on résume ton rôle, c’est t’aider les clubs en général, c’est ça ?
« On est là pour développer une politique régionale en matière de sport et de vie associative. Développer une politique, ça veut dire être attentionné et être le plus bénéfique possible pour les acteurs du sport sur le territoire. Les acteurs du sport c’est qui ? c’est nos licenciés ! Précision, tu sais qu’il y en aurait en Nouvelle-Aquitaine, 6 millions d’habitants, il y a un million 600 mille licenciés sportifs sur la région donc notre objectif majeur c’est de donner assez un million 600000 sportifs, les meilleures conditions possibles pour qu’ils pratiquent leur disciplines. Comment ? En aidant les club, en aidant les ligues, et les comités régionaux mais aussi en aidant l’organisation de manifestations mais tout ça dans un cadre légal bien défini. On a les régions, elles ont été constituées en 2016 par une la loi qui impose des obligations. On a des lois, des textes à respecter et c’est sur ces textes là, notre règlement d’intervention des sports à la région où l’on doit s’appuyer pour pouvoir accompagner notamment financièrement mais pas que, les sportifs. »
Quand on regarde nos clubs phares dans certaines disciplines, on est quand même champion d’Europe en rugby deux années consécutives, avec des clubs de la région, c’est un exemple parmi tant d’autres… »
Aujourd’hui, si l’on doit faire un bilan des clubs que tu t’occupes, tu es plutôt satisfait avec des résultats quand même assez convaincant ?

« Alors oui, je suis satisfait du sport en nouvelle-aquitaine bien évidemment mais ça ne dépend pas d’aujourd’hui, c’est bien plus longtemps et c’est une pratique, c’est une mentalité de sport dans la région. Je suis satisfait bien sûr, parce que l’on a un million 600 mille licenciés, ce qui est énorme, ce qui veut dire que la pratique elle est importante sur le territoire et c’est important à nos yeux, pour nous pour la région, parce que nous on considère le sport comme une activité effectivement ludique, une activité aussi économique, il y a des retombées et une activité sociétale. Quand on fait du sport, on est en bonne santé, et ça je crois que c’était un des enjeux majeurs qui n’est pas assez souligné au plan national, c’est le fait que la pratique sportive limite les risques de maladies, les risques d’affection et permet effectivement des gains financiers pour l’État. Plus on a une bonne santé, moins on coûte cher donc ça c’est important aussi dont je suis très satisfait par la masse, le nombre de pratiquants, tout sport confondus, très satisfait donc par la diversité des sports pratiqués sur la région, très satisfait aussi par les résultats !
Quand on regarde nos clubs phares dans certaines disciplines, on est quand même champion d’Europe en rugby deux années consécutives, avec des clubs de la région, c’est un exemple parmi tant d’autres. Mais si on regarde les prochains championnats du monde d’athlétisme qui vont avoir lieu, quand on regarde la liste des joueurs français, des compétiteurs Français, sélectionnés, on s’aperçoit que beaucoup sont de Nouvelle- Aquitaine, c’est une satisfaction. On s’aperçoit que l’on a eu des très bons résultats de nos athlètes régionaux aux Jeux Olympiques de Paris, 2024 et paralympique. On a eu des très bons résultats en général donc oui globalement on a la masse de sportif, on a beaucoup beaucoup de pratiquants mais on a aussi des résultats qualitatifs et ça je crois qu’on ne peut qu’être satisfait donc ça met effectivement en exergue la politique que l’on peut appliquer, la politique sportive de la région mais aussi la politique des départements, le travail mis dans les clubs avec les bénévoles des clubs, ne les oublions-pas, donc ça fait plein plein de sources de satisfaction. »
Est-ce que tu as un objectif en tant que responsable enfin des sports? Est-ce que tu as un objectif avec les clubs ?
« Oui bien-sûr, l’objectif c’est que l’on ai toujours de bons résultats, que l’on ai toujours autant de licenciés et ça malheureusement ça ne dépend pas forcément de nous effectivement, on est qu’une petite étincelle dans la lueur du sport, on contribue mais il n’y a pas que nous, il y a toutes les collectivités territoriales, les communes, les départements, qui sont là aussi pour apporter leur contribution pour aider au sport et puis l’Etat bien-sûr et c’est là où sans faire de politique, on est un petit peu inquiet en ce moment parce que l’on s’aperçoit qu’ avec toutes les contraintes budgétaires au niveau national qui retombent sur les régions et sur les départements, certaines collectivités ont commencé à baisser les subventions au sport donc ça c’est une grosse inquiétude.
C’est sûr que si on donne moins de moyens à nos clubs sportif et bien les résultats seront plus difficiles à atteindre pour eux donc ça c’est un peu avec des grosses inquiétudes au niveau national. C’est quid des budgets, oarce qu’on s’aperçoit que bien souvent dans une collectivité, je le disais tout à l’heure, on doit financer ce qui est obligatoire pour une région, le lycée, le transport donc une fois que l’on a mis l’argent pareil pour le département, c’est l’aide aux personnes âgées, c’est leur mission principale bah après effectivement, il reste moins d’argent pour les autres budgets et c’est là où malheureusement le sport ou la culture par exemple peuvent en souffrir, donc ça c’est la grosse inquiétude. Et c’est la raison pour laquelle au niveau des régions de France, tous les vice-président sport, on a demandé sur une réunion, on a demandé à ce que les régions essaient de sanctuariser du budget sport et de ne pas les impacter. »
Tu arrives à gérer tous les sports dans différentes régions. Ce n’est pas trop dur à tout gérer, les réunions, les différents matchs, les différentes compétitions ?
« Non, mais la mission, c’est sur la région essentiellement alors effectivement on déborde après parce que l’on a les régions les autres régions qu’on parle, en travaillant ensemble effectivement, mais c’est sur la région, c’est très très prenant, c’est très difficile, d’autant plus que notre région aussi, elle est très très grande très vaste, elle est plus grande que le territoire de l’autriche donc ça veut dire aller du Nord au Sud, c’est des trajets considérables, c’est beaucoup de temps passé dans les moyens de transport, notamment en voiture malheureusement, c’est très difficile à gérer oui tout à fait et puis il y a tout le suivi des dossiers bien sûr mais un vice-président il est pas tout seul, on est accompagné, on a des conseillers délégués au sport et puis on a une direction des sports, direction de la vie associative. J’ai une trentaine d’agents qui sont là pour mettre en place tout ça. »
Quels sont les projets à l’heure actuelle ? Projets de stades, d’infrastructures ?
« Effectivement tu as raison de parler de ça des infrastructures, dans nos douze dispositifs, on a les équipements sportifs. On accompagne aussi les équipements sportifs donc on a accompagné récemment une piscine dans les Landes. Par exemple, on a accompagné un gymnase à Mérignac. On va accompagner les travaux de restructuration du stade de Beaublanc à Limoges. On va inaugurer dans quelques jours le stade couvert d’athlétisme à Limoges, ce sont des gros budgets pour une région comme la nôtre et pour les autres collectivités et pour l’État parce qu’il y a besoin de moyens pour les sportifs, il y a besoin d’équipements pour pratiquer dans de bonnes conditions donc ça aussi, c’est important et surtout aussi à veiller sur une grande région comme la nôtre à ceux qu’il y ai équité territoriale. On ne peut pas tout mettre sur un secteur par exemple sur une métropole de Bordeaux qui a beaucoup beaucoup d’habitants, beaucoup de sportifs, donc effectivement la métropole de Bordeaux a beaucoup de besoins en termes d’équipements sportifs, mais il ne faut pas que nos budgets qui sont relativement faibles à une échelle régionale, soit tous mis sur un territoire, ça veut dire aussi qu’il faut une équitée territoriale. Une raison pour laquelle, j’ai inauguré un stade synthétique de football dans une commune rurale des Deux-Sèvres parce que l’on a droit aussi, quand on est dans une petite commune rurale des Deux-Sèvres éloigné de Bordeaux, on a le droit aussi d’avoir un équipement de qualité. »
Un grand Merci à Philippe Lafrique pour cette interview !





