Dans quelques jours, se joueront, les finales territoriales du rugby, au sein de club, et des terrains de l’ARCB Rugby, pour le plus grand plaisir de son président actuel, Philippe Arlot. Des bénévoles, dirigeants, organisateurs, qui oeuvrent depuis plusieurs semaines pour faire de cet événement, une belle réussite sportive ! Justement, il s’est confié à 5by5 sur ce sujet, pourquoi son club, quel est l’objectif, il nous en parle, et évoque également son parcours, en faisant le bilan sportif de l’ARCB et en remerciant l’ensemble des bénévoles et partenaires !

Salut Philippe, merci d’accorder une interview à 5by5 à quelques jours des finales de rugby ! Pour commencer, qui-tu es en général, dis-nous ?
« Bonjour, et avec plaisir, alors, moi je suis Philippe Arlot, j’ai 63 ans, je suis né le 17 octobre 1961, restaurateur, avec une spécialité pour la cuisine puisque je suis cuisinier de métier. Et puis j’ai commencé le rugby, j’avais 16 ans, j’ai joué pendant 8 ans au football avant quand j’étais gamin.Et à 16 ans, j’ai commencé le rugby, j’ai arrêté de jouer à 43 ans en championnat. J’ai continué jusqu’à 51 ou 52 avec les anciens du club et je suis toujours dirigeant du club depuis 1990. Et depuis la saison 91-92, je suis président du club de rugby de Saint-Georges, l’ARCB. »
On va revenir un petit peu en arrière. Philippe, pourquoi le rugby comme sport ?
« Pour l’état d’esprit, pour la convivialité, pour le respect, l’engagement. Enfin, tout ce qui fait qu’un homme est un homme. Le respect des choses. Il y a des traits dans le rugby qu’il n’y a pas dans d’autres sports. Il y a d’autres sports où il y a aussi, comme le handball, comme des sports d’équipe comme ça. Mais c’est un sport qui est assez dur physiquement et donc il faut respecter l’adversaire. C’est une famille le rugby. »
Par la suite, tu as joué au rugby, tu as été président et tu es président de Valvert en rugby. C’est quoi ton rôle exact aujourd’hui en tant que président ?
« Mon rôle exact aujourd’hui, est aussi collective, parce que je suis entouré d’une très bonne équipe, mon rôle exact aujourd’hui à moi, c’est de m’occuper plus du sponsoring, des partenaires puisque j’ai été chef d’entreprise pendant 25 ans et je connais beaucoup de monde qui étaient des clients à moi, et à qui j’ai donné l’envie de nous donner un coup de main au rugby.Et donc mon rôle, c’est de m’occuper des partenaires plus spécifiquement. »
Et j’ai dit, après tout, pourquoi pas, c’est un nouveau challenge, donc j’ai accepté.… »
Pourquoi tu as commencé à vouloir être président ? Qu’est-ce qui t’a donné envie ?
« Alors je n’ai pas commencé à vouloir être président. Je suis entré dans le bureau en 1990-1991. Je suis arrivé à Saint-Georges en 1989. Avant j’étais au Stade poitevin. Et donc le président de l’époque m’a demandé à un moment. Il m’a dit, « écoute, moi je voudrais me retirer de la présidence, Toi tu es commerçant, tu connais du monde. Tu n’as qu’à prendre la présidence, ça serait bien… ». Et j’ai dit, après tout, pourquoi pas, c’est un nouveau challenge, donc j’ai accepté. »
Maintenant, on va parler plus du club, quel bilan pourrais-tu faire depuis 2, 3, 4 ans en général ?
« On a eu des très bons passages il y a plusieurs années. On a été en Fédéral 3, après, on est redescendu. Financièrement, c’était compliqué et tout. Donc le club a connu des hauts et des bas. Il y a eu beaucoup de bas il y a 4, 5 ans. On avait des saisons très difficiles. Et depuis maintenant quelques années, Franck Bugeaud, qui a été notre entraîneur emblématique quand on est monté en National, est revenu au club. Et on a décidé de relancer les choses comme il faut, d’en mettre plus, d’avancer dans le club. Donc on a créé une équipe 2. L’école de rugby a été développée depuis longtemps, l’école de rugby est bien structurée. Donc il y a tout pour que le club avance. Et donc depuis 4, 5 ans, on a commencé à bien restructurer les choses, c’est de mieux en mieux. Et donc là, aujourd’hui, je suis satisfait. Parce que l’on a vraiment une bonne équipe de dirigeants. »

Aujourd’hui, l’ARCB, c’est combien de licenciés, équipe senior, équipe jeune avec l’école de rugby. Tu es plutôt content de l’évolution. Est-ce que tu peux nous en parler aujourd’hui ?
« Oui. Aujourd’hui, le club de rugby, c’est entre 180 et 200 licenciés. Puisqu’il y a 90 gamins à l’école de rugby. On a le rugby à 5, le rugby five, qui se fait le jeudi. C’est un rugby de loisirs, où il y a entre 25 et 30 licenciés. Les seniors, il y a 60 licenciés.Et puis il y a 20 et quelques dirigeants. Donc ça correspond à environ pas loin de 200 personnes. »
Tu es aujourd’hui content de la place de l’ARCB dans la Vienne pour le rugby ?
« Oui, je suis tout à fait satisfait. Parce que l’on parle bien du club de Saint-Georges. En bien, en disant que c’est un club familial qui fait beaucoup de choses, qui développe son relationnel avec d’autres. Et puis surtout, c’est un club qui est très familial. Donc les gens, quand ils y viennent, ils sont satisfaits de ce qu’ils y trouvent. »
Oui, satisfait aussi de la saison puisque les résultats sont positifs, ils auraient pu être un peu meilleurs puisqu’il y a eu un ou deux matchs où on aurait pu faire autre chose.Mais dans l’ensemble, satisfait puisqu’on voulait surtout pas redescendre. Donc ça, c’est chose faite. Maintenant, on va se qualifier pour d’autres phases, c’est bien. L’école de rugby, marche très très bien. Les gamins gagnent des tournois. Donc c’est important, c’est très bien. Tout le monde s’entend bien, ça va bien. »
Là, on vient de parler un petit peu de l’évolution du club. Maintenant, on va parler plus des résultats actuels depuis septembre, depuis quelques mois. L’ARCB est montée d’un niveau. Comment se porte le club au niveau des résultats depuis quelques mois en général ?
« Alors le club se porte pas mal. Puisque nous, ce qu’on voulait surtout, c’était pas redescendre évidemment. Donc on n’avait pas non plus l’intention de monter cette année. Mais on voulait se qualifier pour les phases finales. Donc c’est chose faite quasiment. L’année dernière, il y a deux ans, on a fini en demi-finale de championnat de France. L’année dernière, on est allé en huitième de finale de championnat de France. Donc c’est quand même sympa.C’est des bons résultats. Et ça soude le club. »
Pour les mois qui arrivent, il y a un projet peut-être d’école de rugby, de rugby à five. Expliques-nous, c’est quoi le prochain projet du club ?
« Alors le projet du club, ça serait de développer d’abord le rugby féminin. Puisque aujourd’hui, il y a le rugby féminin à Poitiers. On aimerait aussi, nous, développer un peu ça. Continuer à développer l’école de rugby. Et puis dans les années à venir, on aimerait pouvoir s’auto-satisfaire en ayant une équipe cadet. De manière à avoir, à être, comment dire, en autonomie. Et puis faire une montée l’année prochaine, se qualifier pour faire une montée en groupe 1 régional. »
L’équipe jeune, avec l’école de rugby se porte aussi plutôt bien avec les dirigeants, non ?
« Très très bien. On a des dirigeants à l’école de rugby qui font un boulot fabuleux. On a François Albert cette année qui a repris la direction en aide avec Franck Tressel. Ils ont repris la direction de l’école de rugby avec des éducateurs qui sont au top. Qui sont très très près des enfants, qui s’occupent vraiment de tout ça très très bien avec beaucoup d’animations. On a fait un loto là récemment, il y avait 320 personnes, ça se fait pas tout seul. Il faut que du monde autour s’en occupe. Et tout ça, c’est pour faire des bénéfices pour que l’on puisse faire des déplacements aux jeunes en fin d’année. »
Il y a d’autres projets à prévoir dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, mis à part les finales pour le club de l’ARCB ?
« Les projets, ça va être comme tous les ans depuis 28 ans. C’est-à-dire qu’on va faire venir les anciens de l’équipe de France de rugby, les anciens internationaux, le week-end du 13-14 juin. Et sinon, non, il y a d’abord les finales évidemment, les finales, c’est un gros investissement, c’est une grande fierté surtout pour la commune et pour le club ! »
Un mot sur ton ami je pense, le coach Franck, et de son investissement aussi ?
« Je dirais que Franck, le coach, je suis assez proche. Pour moi, c’est un ami. On a joué ensemble quand j’étais au Stade Poitevin. Lui, il était très jeune à l’époque, il avait 18 ans. Moi, je n’ai jamais été un grand joueur. Mais on a eu quand même le grand plaisir de faire quelques matchs ensemble. On s’est connu à cette époque-là. On a toujours eu un bon relationnel ensemble. Et puis, c’est quelqu’un que j’adore. C’est quelqu’un que j’apprécie énormément et à qui je donne entièrement ma confiance. Ainsi que Gilles Dard, qui a été nominé au club, qui lui est d’origine bordelaise. C’est des gens en qui je donne toute ma confiance. »
je suis très content que l’on puisse accueillir cet événement et faire connaître la commune de Saint-Georges. »..
Philippe, on va maintenant parler de cet événement, les finales. Pour toi, j’imagine que c’est une fierté d’accueillir les finales chez toi, dans ton stade ?
« Et oui, il y a 20 ans, on avait accueilli les finales. Mais à l’époque, il n’y avait que 4 ou 5 matchs. Il y a eu les finales régionales de 4ème, 3ème, 2ème, 1ère série, Honneur, Promotion Honneur, là, c’est un peu différent. Mais on est très, très fiers parce que ça va montrer de quoi le club est capable dans l’organisation des choses. Je suis très confiant sur l’organisation.On a un groupe qui s’en occupe, qui fait tout le boulot nécessaire. Et surtout, je suis très content pour la mairie parce que ça va faire connaître la commune de Saint-Georges aussi. Puisque la commune de Saint-Georges est une très, très belle commune avec un bon conseil municipal. Je fais de la pub pour le maire, mais c’est normal puisqu’ils font tout ce qu’il faut pour le club. Et donc, je suis très content que l’on puisse accueillir cet événement et faire connaître la commune de Saint-Georges. »

Explique-nous comment ça s’est fait. Pourquoi Saint-Georges ? Est-ce que tu t’es inscrit sur une liste ou explique-nous comment ça s’est fait ?
« Alors, tous les 4 ans, ça change. C’est-à-dire que, comme c’est final territorial Poitou-Charentes. Donc, une année, c’est en Charentes, Charentes-Maritimes, Deux-Sèvres et Vienne donc, tous les 4 ans, ça revient dans la Vienne. Et donc, les clubs se positionnent pour pouvoir accueillir les finales. Donc, il faut avoir des stades, il faut avoir des infrastructures, il faut avoir aussi l’équipe parce qu’il va nous falloir une centaine de bénévoles quand même pour cette journée. Et donc, on s’est positionné, on était en concurrence avec deux autres clubs. Et le comité départemental a choisi Saint-Georges parce que l’on avait un dossier qui était certainement mieux ficelé, mais bon, voilà, il faut présenter un dossier, c’est important. C’est 3-4 mois de préparation pour faire le dossier. »
Comment ça va se passer ? À quoi peut-on s’attendre ?
« Alors, il va y avoir 9 ou 10 matchs, ça va dépendre des féminines, je crois, parce qu’il est prévu un match féminin, mais je ne sais pas si c’est un ou deux. On va faire aussi une démonstration de rugby fauteuil, pour faire promotionner le sport handicap. Donc, il va y avoir beaucoup d’animations. On a une sono qui va être là. On va avoir des écrans, des choses comme ça avec restauration.
On va aussi avoir un parking privé pour les VIP, un parking pour tout le monde, un parking pour les joueurs. Et donc, c’est une grosse organisation, mais il va y avoir beaucoup d’ambiance toute la journée. Il y a des musiciens qui vont être là. ça va être sympa. »
Comment on organise un tel événement ?
« il faut être bien entouré. Il faut avoir beaucoup d’envie, il y a beaucoup, beaucoup d’obligations au niveau de sécurité, et niveau organisation, il faut un service médical. Il y a énormément de sécurité. Donc, il faut d’abord la structure.Et puis, surtout, il faut l’envie. Il faut vraiment avoir envie. Mais par contre, quand on le réussit, ça amène un bon budget pour débuter la saison d’après. »
Le but, c’est aussi de mettre en avant le club. De manière à donner envie à d’autres joueurs de venir nous rejoindre. Faire connaître notre club, les infrastructures que l’on a avec le Club House, qui est un très beau Club House, qui avait été monté par des joueurs il y a une vingtaine d’années. Tout ça, on a envie de donner envie à des joueurs qui ne connaissent pas forcément Saint-Georges de venir s’inscrire chez nous. »
Quels rapports as-tu avec les dirigeants de la FFR ?
« J’ai un très bon rapport, parce que je suis quelqu’un d’assez ouvert pour faire progresser les choses. Et donc, j’ai de très bons rapports avec les dirigeants. Aussi bien les dirigeants de la communauté régionale, du comité départemental et de la Fédération, puisque j’ai eu la chance d’en connaître quelques-uns personnellement.
Et puis surtout, ce qui est très important pour moi, c’est d’intéresser tous les partenaires que l’on a. Je veux dire les partenaires du club, les partenaires du club, ce sont les gens qui font vivre le club financièrement, il faut absolument organiser beaucoup de choses pour qu’ils soient bien dans le club et qu’ils aient envie de nous donner un coup de main. C’est pour ça que l’on organise beaucoup d’événements à Saint-Georges ! »
Pour finir, un message à faire passer ?
« Merci en premier aux partenaires, évidemment, à toutes les infrastructures, à la commune, aussi à Grand Poitiers qui nous aide sur pas mal de choses sur le terrain. Et puis surtout, tous les dirigeants du club. Sans les dirigeants du club, il n’y aurait pas de club, et merci à tous les bénévoles qui œuvrent au club toute l’année, qui sont vraiment des gens qui sont très respectables. Il faut absolument respecter tous ces gens-là et leur faire plaisir. »
Un très grand Merci à Philippe Arlot, président actuel, de l’ARCB Rugby, pour sa confiance !
Un grand Merci à Arthur Naudin, stagiaire de 5by5, pour son aide !





